Jeudi 11 juin 2009
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Vendredi 12 juin, 18h30
à la Bibliothèque Centre ville
autour de son roman Paradis
noirs
en partenariat avec la librairie La Dérive
et les Bibliothèques de Grenoble
Professeur de littérature, essayiste, critique littéraire et romancier, Pierre Jourde revient dans l'actualité
littéraire avec Paradis noirs. Dans cette nouvelle fiction, le narrateur, arrivé au seuil de la vieillesse, s'installe dans ses souvenirs. Et voici qu'émergent la figure de Français,
l'ami d'enfance, les années d'internat sous la férule cruelle des « bons pères », une aïeule oubliée, un village du Haut Cantal enfoui lui aussi sous les décombres de la mémoire... Une
réflexion à voix douce sur la violence, le mal, l'amitié...
Extrait
Elle éclairait peu. Elle n'avait pas le sou, et c'était l'époque encore où l'on plaignait la lumière. Le fluide
jaune qui coulait des grosses ampoules constellées délimitait, au milieu des pièces, un espace étroit entouré de vastes tentures d'ombre. Les activités les plus banales ou les plus frivoles en
prenaient une solennité. On jouait aux dominos ou aux petits chevaux, on équeutait les haricots, on triait les lentilles entouré de ces draperies majestueuses qui n'ont jamais cessé de paraître
inquiétantes à François. De ce défaut de lumière, l'existence, disait-il, acquérait une profondeur de film ancien. Les fauteuils rouges et les chaises cannées se lovaient dans ces recoins comme
des animaux familiers.
Paradis noirs, p. 188-189
Bibliographie sélective :
Géographies imaginaires, José Corti, 1991
La littérature sans estomac, L'Esprit des péninsules, 2001
Pays perdu, L'Esprit des péninsules, 2003
Le Jourde & Naulleau : précis de littérature du XXIe siècle, avec Éric Naulleau, Mots et cie,
2004.
Festins secrets, L'Esprit des péninsules, 2005.
Carnets d'un voyageur zoulou dans les banlieues en feu, Gallimard, 2007.
Paradis noirs, Gallimard, 2009.
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Vendredi 24 avril 2009
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Mardi 19 mai, à 18h 30
À la bibliothèque Centre-ville
autour de son roman La Piste
mongole
En partenariat avec les Bibliothèques municipales
et la librairie La Dérive
Ecrivain sans frontières littéraires, Christian Garcin aime le voyage, le mensonge et le jeu, les chambres obscures,
les labyrinthes... Avec La Piste mongole, son dernier roman paru, il entraîne son lecteur dans une enquête-gigogne et un périple captivant dans les steppes, les rêves et les mondes parallèles. Ou
comment la recherche d'un homme disparu dans un Orient de légende se métamorphose en une fiction pleine d'échos. Esprits cartésiens et dénués d'humour s'abstenir...
Extrait
Là-dessus, elle ne dit plus rien, se contentant de chantonner faiblement, si bien que je l'entendais à peine dans le
fracas de l'orage qui à présent recouvrait tout de sa lumière noire. Elle tendit le bras, fouilla aveuglément dans le sac qui était à ses côtés et qu'elle avait ramené de son voyage là-bas, en
sortit, toujours chantonnant, les yeux toujours clos, un papier froissé qu'elle me tendit, sur lequel étaient inscrits trois noms étrangers, m'enjoignant d'imprégner ma mémoire de ces noms,
éloignant le papier de ma main lorsque je voulus le saisir. Ne touche à rien, morpion. Contente-toi de regarder, fit-elle muettement. Pour une fois je ne répondis rien. Toujours muettement elle
prononça ces noms très compliqués, que j'ai tout de suite oubliés. Elle maintint devant moi le papier pendant quelques secondes. Ensuite elle le porta à sa bouche, l'enfourna et mâcha longuement.
La Piste mongole, éd. Verdier, p. 47
Bibliographie sélective :
Aux éditions Gallimard :
Le Vol du pigeon voyageur (2000) ; La Jubilation des hasards (2005) ; J'ai grandi (2006)
Aux éditions Verdier :
La Neige gelée ne permettait que de tout petits pas (2005) ;
L'Autre monde (2007) ; La Piste mongole (2009)
Aux éditions L'Escampette :
Itinéraire chinois (2001) ; Pris aux mots (Lexique 2) (2006) ; Du Baïkal au Gobi (2008)
Photographie : © Patrick Box
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Mercredi 11 février 2009
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mardi 24 février, à 18h
à la Librairie La Dérive
pour son roman
La Chapelle des Apparences,
sélectionné pour le Prix CE 38
Romancier, photographe et réalisateur, auteur pour la jeunesse, Franck Pavloff a publié récemment La Chapelle des
apparences, où Xerkès, un vieux cinéaste grec rejeté par la critique, qui s'en va, avec un groupe de saltimbanques, réaliser son dernier film. Le tournage se révèle plein de démesure et de
rebondissements, il se poursuit notamment au Darfour, mêlant passé et présent...
Extrait
Pendant les trois jours de repos forcé, les acteurs investirent le moindre recoin de la chapelle, hamacs entre les
colonnettes, estrades basses au creux des niches, tréteaux près de l'entrée. Tina et Rainer badigeonnèrent à grands coups de pinceau une couche de lait et de chaux pour assainir le bas des murs.
Agathe et Elsa, minces et brunes l'une comme l'autre, aidées par les enfants, retouchèrent les costumes d'après les estampes du dossier de Sisko.
Ce soir-là l'ambiance était au bivouac de campagne, odeur de foin et de café, linge dans des cuvettes colorées,
robes de bure et chausses de peau sur les planches du box. Govan murmurait à l'oreille de Gürük des secrets de piste que reprenait un violon tzigane. Deux filles-serpents s'essayaient à des
numéros de voltige, enlacées tête-bêche à la même corde.
La Chapelle des apparences, p. 87-88
Bibliographie sélective
La Chapelle des apparences, Albin Michel, 2007.
Le Pont de Ran-Mositar, Albin Michel, 2005.
Haute est la tour, Albin Michel, 2003.
Après moi Hiroshima, Zulma, 2002.
Matin brun, Cheyne éditeur, 1999
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Mercredi 11 février 2009
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11:30
mardi 3 mars, à 18h30
à la Librairie La Dérive
pour son livre L'écorce et la chair,
paru aux Editions du Chemin de fer
Eric Pessan vit et travaille à Nantes. Ecrivain et auteur de fictions radiophoniques, il anime des rencontres
littéraires, notamment au Lieu Unique à Nantes. Dans L'Ecorce et la chair, l'écriture fluide et poétique installe une atmosphère étrange. Une femme roule dans des paysages piémontais. A bord de
la voiture une fillette dont le lecteur ne sait quel lien l'attache à la conductrice, dans le labyrinthe des routes et des collines. Quel chemin s'agit-il d'accomplir ?
Extrait
En silence, toujours, la femme conduit, regarde l'enfant qui a pris place à ses côtés bien que la chose soit
interdite en Italie comme en France, et elle se demande ce que la gamine voit des collines environnantes. Elle se garde de poser les questions parce qu'elle préfère inventer les réponses. Elle
roule dans la disponibilité inouïe, attendant du paysage qu'il se charge d'événements, sachant très bien que ce qu'elle peindra ou dira d'une colline ne parlera que d'elle.
L'Ecorce et la chair, p. 26
Bibliographie
Eric Pessan a publié aux éditions La Différence L'Effacement du monde (2001), Chambre avec gisant (2002) et Les Géocroiseurs (2004). Son texte L'Ecorce et la chair est
paru en 2008 aux éditions du Chemin de fer, avec des illustrations de Patricia Cartereau.
Photographie : © Philippe MATSAS / Opale
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Jeudi 8 janvier 2009
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/2009
14:23
Comme dans un rêve, les 30 ans de la librairie La Dérive ont tenu toutes leurs promesses.
Une histoire de famille, d'amitié et d'engagement qui vivait là comme un point d'orgue, un rendez-vous éclatant, une apothéose souriante.
La générosité de toutes celles et ceux qui ont contribué à l'événement mérite d'être soulignée. Aux côtés de l'équipe de la librairie, un groupe enthousiaste de membres de notre association s'est
mobilisé pendant plusieurs mois : pêche aux subventions, construction du programme, mise en place tout en finesse de la logistique. Tout avait été pensé pour une fête sans fausse note, pour un
chapelet d'instants de plaisir. Le résultat a dépassé les espoirs.
« Nos » auteurs ne sont pas pour rien non plus dans la réussite de ces deux jours. Merci mille fois à Annie, Claude, Jeanne, Antoine, Fabrice, Hubert. Nous garderons je crois longtemps à
l'esprit la grâce et la force de certains moments, la haute tenue des échanges, la simplicité, l'humour, l'intelligence... Beaux instants mis en images et gravés dans les coeurs.
Danielle Maurel, secrétaire de l'association Rives & Dérives
L'album photo
La vidéo
(Avertissement : à la fin de la lecture, WAT, l'hébergeur des vidéos pour Over-blog, vous proposera d'autres
vidéos visibles sur son site. Le contenu de celles-ci est sans aucun rapport avec les sujets que nous traitons dans ce blog. La réponse d'Over-blog face à ce problème est aussi évasive que peuvent
être déshabillées les jeunes filles sur les dites vidéos ! Il semble que ce principe publicitaire continue à fonctionner. Alors, à quand des Pin-ups au salon du livre couchées langoureusement sur
les auteurs ?)
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